La safranière

Un terroir sauvage et pur

Les parcelles de production sont situées sur la commune de Cozzano, à 750 mètres d’altitude, au pied d’une chaîne de montagnes granitiques traversée par le fameux GR20 et dominée par la Punta della Capella (2041 m.).

Le fleuve du Taravo draine les eaux de source limpides qui jaillissent aux contreforts de ces falaises acérées et parcourent les forêts centenaires de hêtres, de châtaigniers, de chênes verts et de pins lariccio. Il se jette dans la mer au cœur du golfe du Valinco.

Cette large et verte vallée offre un environnement d'une grande pureté et une terre d'origine granitique, de tout temps exploitée dans la basse vallée pour ses qualités fourragères et productives.

Le socle granitique est parcouru dans ses profondeurs par les eaux thermales qui alimentent la source de Guitera-lès-Bains.

Une terre riche et préservée

La profonde terre noire et riche du site de production, façonnée en larges terrasses, est un substrat idéal pour accueillir les bulbes du crocus sativus.

La plante puise dans cette terre riche en matière organique l'énergie qui va apporter tout leur arôme aux pistils.

Pour préserver cet équilibre environnemental et agronomique, et par convictions personnelles, j'ai choisi de ne faire aucun traitement chimique.

L'intégralité de la production est certifiée en agriculture biologique (certification par Ecocert France - FR BIO 01) depuis 2014.

Au cœur de la montagne corse

Que cela soit dans l'Atlas marocain ou sur les hauts plateaux d'Iran, le safran est cultivé préférentiellement sur des terres d'altitude.

Dans notre environnement méditerranéen montagnard, les pluies printanières sont généreuses, et les étés qui suivent plutôt secs, procurant ainsi les conditions idéales pour la production des fleurs de Crocus sativus.

Plantés à 15cm de profondeur, les bulbes sont également à l'abri des températures extrêmes, été comme hiver.

Le climat montagnard corse isolé de toute source de pollution, offre donc les conditions idéales pour produire un safran de qualité supérieure.

Une production connectée !

Depuis une vingtaine d’années, Cuzzà (Cozzano) a développé une stratégie de développement durable avec notamment la construction d’une chaufferie biomasse et de centrales hydroélectriques. Il vise d’ailleurs à devenir un territoire à énergie positive : il produira plus d’énergie qu’il n’en consomme. Ce village de 300 habitants connaît également un développement économique et démographique assez remarquable.

En partenariat avec l'Université de Corse, le village a mis en place son projet de Smart Paese, concept qui s'appuie sur la notion de Smart City ("ville intelligente").

L’ambition est de développer une stratégie de développement durable en s’appuyant sur des objets connectés et le traitement des données collectés par des capteurs..

La safranière fait partie intégrante de ce programme qui vise à optimiser la production des crocus via des relevés de données relatives à la culture.

La safran

D'un bulbe, à l'or rouge...

 

Le safran est une épice produite à partir d’une fleur à bulbe, le Crocus sativus L., de la famille des Iridacées.
"Crocus", vient du grec "krokos", qui signifie "filament", en allusion aux stigmates longs et fins de la partie femelle de la fleur (pistil).

La fleur fleurit à l'automne, entre les mois d'octobre et de novembre, sur une période de 3 à 4 semaines.
Les fleurs sont cueillies le jour même de leur éclosion, pour récolter un produit de première fraicheur. Les stigmates de la fleur seront émondés puis séchés dans la même journée, afin de devenir l'épice.

Ses vertus sont nombreuses et précieuses. Les plus anciennes médecines (Egypte, Inde) incorporent le safran dans nombre de remèdes.

Sa force aromatique en fait une épice parmi les plus connues et appréciées par les fins gourmets et les plus grands chefs.

Son prix élevé, lié notamment à l'importance de la main d’œuvre nécessaire à la récolte et à sa transformation (émondage et séchage), en fait l'épice la plus chère au monde, ce qui lui a donné le nom de "or rouge"...

Une épice qui traverse l'histoire et les cultures !

Le safran a traversé les siècles : originaire du Moyen-Orient, il a été cultivé pour la première fois dans les provinces grecques, il y a plus de 35 siècles.

On trouve également trace de l'épice à l'époque de la grande Égypte, en -1550 avant notre ère. Le safran possède ainsi son propre hiéroglyphe, visible dans le papyrus d'Ebers, le plus ancien traité médical connu.

Le mot "safran" tire son origine du latin safranum. Selon certaines sources s'appuyant sur la présence de cultures de safran sur le plateau iranien, safranum viendrait du persan Zarparan (زرپران), zar (زر) signifiant « or », et par (پر) signifiant « plume », ou « stigmate ».

Notre exigence : la qualité du safran

Aujourd'hui cette épice fait l'objet d'un commerce gangréné par la fraude (86% du safran présent sur le marché serait concerné), notamment de la part de certains gros pays fournisseurs.

A titre d'exemple, nombre de pots de safran en poudre contiennent du safran "coupé" avec d'autres épices, ou composé d'autres parties que le seul stigmate de la fleur, voire même d'un autre produit qui serait coloré !

Notre safran Zaffaranu vous apporte les garanties d'un safran d'une qualité irréprochable :

 

  • il est composé uniquement des stigmates de la fleur, seule partie qui contient les composés aromatiques de l'épice

  • les fleurs sont cueillies le jour de leur éclosion, et les stigmates sont coupés et séchés le même jour, afin d'obtenir une fraicheur optimale du produit

  • il est conservé entier (non moulu) à l'abri de la lumière pour vous garantir sa qualité

  • il est vendu dans un contenant transparent, qui permet d'apprécier sa couleur naturelle (rouge vif)

  • il est analysé chaque année par un laboratoire indépendant qui atteste de sa pureté et détaille la teneur des différents composés chimiques.

Medaille Argent 2017.png

Une qualité reconnue

Le millésime 2016 du safran Zaffaranu a été médaillé d'argent au Concours Général Agricole 2017, lors du salon de l’agriculture

de Paris.

Le Concours Général Agricole propose en effet une catégorie unique « Safran » dans laquelle concourent des safrans de toute

la France (16 candidats pour cette édition 2017).

Dans cette catégorie, le produit analysé est le safran en pistils, tel que le safran Zaffaranu est commercialisé. Sont appréciées les qualités sensorielles, visuelles, olfactives et gustatives. Une partie du safran est également mise à infuser 24h dans l'eau, afin d’analyser l’intensité de la couleur et de l'arôme.

La médaille attribuée n'est pas le résultat d'un classement par rapport aux autres producteurs candidats, mais traduit une note correspondante au niveau de qualité du produit. Aussi, pour cette édition 2017 du CGA dans la catégorie « Safran », il a été décerné 2 médailles de bronze, 2 médailles d’argent, et aucune médaille d’or.
 
Avec cette reconnaissance, je suis également fier de montrer - à mon niveau - que la Corse est une terre d’excellence aussi pour le safran qui y est produit, au même titre que ses multiples autres productions agricoles, dont les plus « traditionnelles » (vin, charcuterie, fromages, huile d'olive, miels….).